COMPLET le mer 04.03 à 20h - places disponibles le mar 03.03
Adapté du roman de Fiodor Dostoïveski
Après Les Misérables, Frankenstein, voici une nouvelle adaptation du célèbre classique de Dostoïveski où l’univers poétique et la maîtrise technique du théâtre d’objet sont déployés.
C'est l'histoire de Raskolnikov, un jeune homme révolté, écrasé par la misère. Il est en lutte contre l’injustice, la pauvreté, et le peu de perspectives que lui offre le monde. Alors, pour réaliser sa liberté par-delà la morale et au mépris de la loi, il vole et assassine une vieille usurière. Après tout, le monde sera mieux sans elle, et le butin pourra être redistribué…
Le terrible châtiment qu’il s’inflige est immédiat : tourmenté par la barbarie de son acte, il vacille nuit et jour entre le cauchemar et la folie. Petit prétentieux sans morale ? Robin des bois maladroit ? Salaud séduisant ? Ou simple produit de la société ? Au tribunal, les avis divergent.
Ce spectacle est l'anatomie d'un crime, de son fantasme à son aveu et livré dans un rythme haletant, entre action et réflexion, ponctué d'humour et de chants.
Ce spectacle est une création « maison » : en tant que Centre Scénique, la maison soutient et accompagne les artistes dans leur projet artistique en création.
©Photo : Marie-Françoise Plissart
LA RECO’ DE LA BIBLIO
Retrouvez des livres autour des grands classiques de Dostoïveski au 1er étage de la maison !
Représentations
Représentation(s) publique(s)
UNE REPRÉSENTATION À VOTRE RYTHME !
Infos et réservation : billetterie@maisonculturetournai.com
BORD DE SCÈNE
Rencontrez l’équipe artistique après le spectacle.
Mise en scène : Karine Birgé - Jeu : Cyril Briant, Marie Delhaye - Dramaturgie : Robin Birgé - Création sonore : Guillaume Istace - Création musicale : Gil Mortio - Croquis, scénographie et costumes : Claire Farah - Création lumière et coordination technique : Dimitri Joukovsky - Collaboration technique : Karl Descarreaux - Constructions et interventions techniques : Claire Farah, Karl Descarreaux, Olivier Waterkeyn - Sculptures : Joachim Jannin - Illustrations et graphisme : Antoine Blanquart - Administration et Production : Marion Couturier - Diffusion : Vincent Geens - Une production de la Compagnie KaryaTIdes. En coproducTIon avec Le Théâtre de Liège (BE), le Théâtre Varia, Bruxelles (BE), Le Escher Theater (LUX), Le Centre culturel de Dinant (BE), le Théâtre de Namur (BE) , la maison de la culture de Tournai / maison de création (BE) et La Coop asbl - Soutiens : La Roseraie, Bruxelles - Be, Pierre de Lune, Centre Scénique Jeunes Publics de Bruxelles - Be, Théâtre Les Tanneurs, Bruxelles - Be, le Théâtre La montagne magique, Shelterprod, Taxshelter.be, ING et Tax-Shelter du gouvernement fédéral belge - Aide : Ministère de la Fédération Wallonie Bruxelles - Service du Théâtre
« Rien n’est impossible avec les Karyatides ! Quand on a déjà adapté à la scène Les misérables, Madame Bovary ou encore Frankenstein, en théâtre d’objets, on peut s’attaquer à un autre monument de la littérature : Crime et châtiment de Dostoïevski. Et c’est à nouveau une réjouissante réussite. Avec la fantaisie et l’imaginaire sans limite qui les caractérisent, Karine Birgé et Marie Delhaye nous entraînent dans une Saint-Pétersbourg sombre et marquée par les injustices sociales, tout en y injectant une savoureuse dose d’humour. (..) Mais si on parle souvent, à leur propos, de théâtre d’objets, c’est oublier que ceux-ci ne prennent vie que par la grâce de ceux qui les animent. Passant d’un personnage à l’autre, Marie Delhaye et Cyril Briant portent magistralement le spectacle, parvenant même à matérialiser les cauchemars de Raskolnikov. Bien plus que de simples manipulateurs, ils utilisent toute la palette de leurs talents pour nous entraîner dans l’ambiance sombre et tourmentée du récit. Tout en animant les différents protagonistes, ils incarnent les différents rôles, avec la voix bien sûr mais aussi, souvent, par le geste. Derrière le bar, aux allures de karaoké, ils se lancent dans de petits moments chantés façon variété larmoyante. Changeant de voix, de ton, de visage en un clin d’œil, ils sont à la fois l’âme et les partenaires des figurines, statuettes et autres poupées qui les entourent. Un formidable tour de force permettant à ce Crime et châtiment de nous fasciner, de nous questionner et de nous surprendre de bout en bout. » - Jean-Marie Wynants, Le Soir
« Cyril Briant et Marie Delhaye passent avec virtuosité d’un personnage à l’autre, amplifiant la gestuelle de leurs poupées, et se penchant, à certains autres moments, sur elles au point que le public s’incline également. Les sentiments, c’est ténu, ça mérite de la minutie. Sous la houlette de Karine Birgé, les figurines ont beau être petites, les questions sont de taille. C’est comme si l’espace de la scène se dilatait pour que chaque idée-force se déplie (en musique, en symbole, en saillies verbales), ce qui laisse le temps au public de ne pas devoir trancher à toute vitesse. Raskolnikov avait tort, “un crime est un crime”, mais s’il n’avait pas que tort ? » - Aurore Vaucelle, La Libre Belgique
« Crime et châtiment par les Karyatides c'est tout simplement brillant. Sur scène, on se retrouve dans un espace qui est tantôt le tribunal, tantôt la mansarde de Raskolnikov, tantôt le bar glauque du quartier, dans lequel tente de se noyer la misère du monde. Une esthétique à mi-chemin entre le cabaret du Montparnasse du temps de la bohême et de Tim Burton. Dans un coin, un grand Christ, qui semble regarder, sans rien n'y faire, le monde se désagréger. Devant nous, toute un myriade de personnages, dans des figurines chinées un peu partout, qui nous déroule cette histoire, celle d'un meurtre et d'une société meurtrie. C'est beau, c'est très beau. Dans le texte d'abord, qui offre au public un monde tout en nuance, loin des récits manichéens qu'on trouve beaucoup dans le jeune public. C'est fin, c'est intelligent, ça nous montre des personnages à la fois bons et méchants, et ça nous fait prendre conscience que l'humanité s'écrit en dégradés de gris... Raskolnikov tue et ce n'est pas excusable, ce n'est pas pardonnable et c'est même punissable, mais il aide aussi une famille dans le besoin, et veut aider sa sœur à se sortir d'une promesse de mariage délétère. On en fait quoi de ce gris ? On en fait quoi de ce crime ? La question est posée, des pistes de réponses sont proposées mais ça sera à nous de tirer nos propres conclusions, aux jeunes de débattre, entre eux, en famille, en classe et d'y répondre par eux-mêmes. C'est chouette quand même, quand on questionne plutôt que quand on assène des réponses ! Et puis c'est aussi brillant visuellement avec une création scénographique et lumière qui crée des images absolument terribles et impactantes, c'est cauchemardesque, on ne fait pas que nous parler de folie, on la voit, on la vit. Et pourtant ça n'est pas triste, non, et dès que ça devient trop lourd, les Karyatides arrivent un tour de force que je ne pensais pas possible sur un tel texte : elles nous font rire. Parce que le rire, c'est subversif, c'est jouissif et ça permet à une texte cérébral de s'ancrer dans les corps. Et ici, les Karyatides ont choisi de faire passer le rire à travers la musique. Ce n'est pas la première fois que les Karyatides utilisent la musique dans leurs créations, elles ont depuis longtemps compris son rôle de catalyseur d'émotion. Dans Frankenstein, elles avaient pris la décision d'avoir une chanteuse lyrique sur scène, ici pas d'opéra, on est au cabaret. Et devant nous, dans une musique aussi absurde que folle, Cyril Briant et Marie Delhaye nous entrainent, du rire aux larmes, de rire ou de tristesse d'ailleurs les larmes. Il fallait une certaine dose de génie pour flirter avec la comédie musicale, et ici, c'est du grand art ! La musique est de Gil Mortio, la mise en scène de Karin Birgé, c'est beau, c'est puissant. » - Sarah Théry, RTBF La Première