Du côté de chez elle(s) raconte la rencontre improbable de Magali et Valérie. Issues de milieux très éloignés, l’une originaire d’un village du Berry, fille de parents instituteur·rices et communistes, l’autre, belge, dernière-née d’une famille nombreuse, catholique et riche, « s’épanouissant dans la haute finance », elles se rencontrent dans une école de théâtre à Bruxelles et deviennent amies.

Elles vivent cette amitié comme une sorte de miracle qui, sans le théâtre, n’aurait vraisemblablement pas été possible, celui-ci leur offrant l’occasion de voyager à travers d’autres mondes, d’autres espaces, d’autres identités.

Le spectacle explore ces deux milieux et tente de les faire dialoguer. Il est question d’espace, de lieux de vie, de nature, de rapport aux rites, aux fêtes, au corps, de transmission et d’éducation mais aussi de liens avec ce qu’on appelle la Grande Histoire, chacune des deux familles ayant entre autres une relation particulière à l’histoire coloniale, l’Indochine d’un côté, le Congo et le Katanga de l’autre.

Ce spectacle est une création « maison » : en tant que Centre Scénique, la maison soutient et accompagne les artistes dans leur projet artistique en création.

© photos : Margaux Briand

Représentations

Mise en scène : Isabelle Pousseur - Texte : Isabelle Pousseur, Valérie Bauchau, Magalie Pinglaut - Avec : Valérie Bauchau, Magali Pinglaut - Collaboration à la mise en scène : Jean-Baptiste Delcourt - Scénographie : Matthieu Delcourt - Lumières : Emily Brassier - Création sonore : Antonin Simon - Costumes : Laura Ughetto - Construction décors et confection costumes : Ateliers du Théâtre National Wallonie-Bruxelles - Production : Théâtre Océan Nord - Collaboration et coproduction : Théâtre National Wallonie-Bruxelles, Théâtre de Namur et la maison de la culture de Tournai, La Coop & Shelter Prod Création

Du côté de chez Elle(s) : entre fidélité et affranchissement ****
« Quand deux actrices talentueuses composent une pièce de théâtre (avec le concours d’Isabelle Pousseur) autour de leur passé et de leur amitié, elles nous invitent Du côté de chez Elle(s) — et il y a de quoi s’en réjouir. (…) Le spectacle est très structuré, y compris visuellement : des pancartes annoncent les saynètes (« la trahison », « nos mères »…). Les artistes tiennent à rendre le récit accessible, dans un respect mutuel empreint de sensibilité. Elles racontent leur(s) histoire(s), sans jamais tomber dans l’autocentrisme. Le contexte politique, social et culturel élargit constamment les perspectives.
Un très beau cadeau, donc, que nous offrent ces deux actrices — avec, en prime, une entrée en matière aussi surprenante que réussie (que l’on ne dévoilera pas ici… mais pour laquelle on conseillera les premiers rangs). On saluera également l’accompagnement d’Isabelle Pousseur, dont la mise en scène, discrète et précise, n’est plus à présenter.
Un travail singulier, où les actrices jouent leur propre rôle sans jamais être tout à fait elles-mêmes — un moment de théâtre à part. » - Catherine Sokolowski, Le Suricate
Lire l’article en entier : https://www.lesuricate.org/du-cote-de-chez-elles-entre-fidelite-et-affranchissement/

Du côté de chez elle(s) : une amitié sculptée sur scène
« Il y a dans Du côté de chez elle(s) une vraie beauté de la forme. Non pas une beauté décorative, mais une beauté de composition : celle d’un spectacle qui agence des matériaux autobiographiques, historiques et politiques dans un cadre sensible assumé. L’amitié qui s’y raconte n’est jamais idéalisée ; elle apparaît plutôt comme un lieu de confrontation, de reconnaissance, d'admiration, de circulation entre des héritages différents mis en dialogue.
Ici, le théâtre ne cherche pas à dissimuler ses lignes : il les expose, les organise, et construit à partir d’elles une œuvre qui parlera à toutes et à tous. » - Victoria De Schrijver, rtbf.be
Lire l’article en entier : https://www.rtbf.be/article/du-cote-de-chez-elle-s-une-amitie-sculptee-sur-scene-au-theatre-national-11700200

Du côté de chez elle(s) : détruire ce théâtre qu’est la famille ***
« Détruire pour reconstruire, tel est le mouvement qui guide cette pièce. Démarche passionnante, foisonnante, sinueuse, (…) qui se déploie avec une sincérité désarmante, et donne envie de ruer dans ses propres mythologies familiales. » - Catherine Makereel, Le Soir